1 juillet 2026 - 12 min de lecture
L’édition 2026 du Baromètre des Paiements Numériques, une étude Ipsos réalisée par la Vrije Universiteit Brussel pour le compte des partenaires Febelfin, Bancontact Company, Mastercard, Visa et Worldline, met en lumière la place toujours plus importante des paiements numériques en Belgique. Le Baromètre met en évidence un déplacement progressif des usages et des préférences des paiements sans contact par carte vers les paiements mobiles via objets connectés (comme les smartphones). Ces paiements via objets connectés apparaissent comme l’une des tendances marquantes de cette édition. Les paiements sans contact restent quant à eux solidement ancrés dans les habitudes, tandis que de nouvelles solutions de paiement en ligne comme « Click to Pay » commencent à se faire connaître.
La préférence pour les paiements électroniques reste forte : 84 % des personnes résidant en Belgique préfèrent aujourd’hui un moyen de paiement électronique au cash.
« La forte préférence des personnes résidant en Belgique pour les paiements numériques se reflète également dans l’évolution des usages. Le résultat le plus marquant de cette édition du Baromètre est la forte progression des paiements via objets connectés (smartphones, montres connectées, bagues connectées, etc.). Ces dernières années, les consommateurs sont passés des paiements avec contact aux paiements sans contact, puis des paiements sans contact aux paiements mobiles. » - Dr. Leo Van Hove, Professeur d'Économie Monétaire à la VUB.
Les paiements mobiles continuent de gagner du terrain en Belgique. En 2026, près de 6 personnes sur 10 (59 %) déclarent avoir déjà utilisé un moyen de paiement mobile via QR code ou objet connecté (smartphone, montre connectée…), contre 55 % l’an dernier et 35 % lors de la première édition du Baromètre en 2021.
Cette progression s’observe également dans les usages du quotidien : 35 % des interrogés ont utilisé un paiement mobile au cours de la semaine écoulée, contre 30 % en 2025. Les consommateurs semblent aussi de plus en plus à l’aise avec ces solutions : 53 % déclarent aujourd’hui se sentir confortables avec les paiements mobiles, contre 47 % l’an dernier.
Cette dynamique se traduit aussi dans les préférences des consommateurs. En 2026, 20 % des répondants déclarent préférer payer via un moyen de paiement mobile, contre 15 % en 2025.
On observe ainsi un déplacement progressif des préférences vers les paiements mobiles, qui s’installent durablement dans les habitudes de paiement.
Les paiements via objets connectés apparaissent comme le phénomène marquant de cette édition du Baromètre des paiements numériques, avec une forte accélération observée sur l’ensemble des indicateurs liés à leur utilisation.
Plus d’un tiers des participants à l’étude (35 %) déclarent avoir déjà utilisé ce type de paiement, contre 28 % en 2025. L’utilisation progresse également dans les usages du quotidien : 18 % ont utilisé un objet connecté pour payer au cours de la semaine écoulée, contre 13 % l’an dernier.
Le niveau de confort progresse lui aussi : 27 % déclarent aujourd’hui se sentir à l’aise avec les paiements via objet connecté, contre 20 % l’an dernier.
Cette progression observée sur l’ensemble des indicateurs - utilisation, fréquence d’usage, confort et préférence - témoigne d’une adoption de plus en plus large de ces solutions de paiement.
Les jeunes restent les principaux moteurs de cette évolution. Plus de deux tiers des 16-24 ans (68 %) déclarent avoir déjà utilisé un objet connecté pour effectuer un paiement. Près d’un jeune sur deux (46 %) a utilisé ce type de paiement au cours de la semaine écoulée.
Cette tranche d’âge affiche également une préférence marquée pour les paiements mobiles. Chez les 16-24 ans, les paiements mobiles, objets connectés et QR codes confondus, représentent déjà 40 % des préférences de paiement.
L’étude montre également que cette évolution s’étend progressivement aux autres catégories d’âge, signe que les paiements mobiles via objets connectés dépassent progressivement le stade de nouveauté technologique. Chez les 55-64 ans, par exemple, la part des personnes ayant utilisé un objet connecté pour payer au cours de la semaine écoulée est ainsi passée de 9 % à 15 % en un an.
Les paiements via QR code poursuivent leur progression de manière plus graduelle. Plus de la moitié des participants à l’étude (52 %) déclarent avoir déjà utilisé un QR code pour effectuer un paiement, contre 48 % l’an dernier. Un quart d’entre eux (25 %) a utilisé un QR code pour payer au cours de la semaine écoulée, contre 22 % en 2025.
Les QR codes semblent désormais s’installer durablement dans les habitudes de paiement des consommateurs, notamment comme solution pratique dans certaines situations du quotidien. Leur préférence progresse également, passant de 4 % à 7 % en un an.
Le paiement sans contact par carte reste largement ancré dans les habitudes. En 2026, 80 % des interrogés déclarent avoir déjà utilisé ce mode de paiement.
Cette adoption concerne désormais l’ensemble des générations. En 2026, 85 % des 65-74 ans et près de 7 personnes sur 10 âgées de plus de 75 ans déclarent avoir déjà utilisé le paiement sans contact par carte.
Son utilisation dans les gestes du quotidien demeure également très élevée : 58 % déclarent avoir effectué un paiement sans contact au cours de la semaine écoulée.
Le paiement sans contact par carte reste par ailleurs le mode de paiement préféré d’une large partie des consommateurs (37 %), même si cette préférence recule légèrement au profit des paiements mobiles, notamment via objets connectés et QR codes.
Le Baromètre s’est également intéressé cette année aux paiements biométriques, comme les paiements via empreinte digitale ou reconnaissance faciale.
À ce stade, les résidents en Belgique restent divisés : 42 % se disent ouverts à ces technologies, tandis que 58 % déclarent ne pas souhaiter les utiliser. La confiance est également partagée : 46 % considèrent les paiements biométriques comme un moyen de paiement sécurisé, contre 54 % qui restent méfiants.
Les jeunes générations apparaissent toutefois plus réceptives. Parmi les 16-24 ans, 57 % se disent ouverts aux paiements biométriques et 56 % déclarent avoir confiance dans ces technologies.
Les achats en ligne continuent de faire partie du quotidien des consommateurs. En 2026, près de 9 personnes sur 10 (89 %) déclarent avoir déjà effectué un achat en ligne, contre 87 % l’an dernier.
Parmi ces personnes, 59 % déclarent utiliser des applications de paiement pour leurs achats en ligne, contre 56 % en 2025. Les applications bancaires gagnent elles aussi du terrain : 69 % des acheteurs en ligne déclarent y avoir recours pour effectuer leurs paiements en ligne, contre 66 % l’an dernier.
Les solutions de paiement différé (« buy now, pay later ») continuent également de progresser. Au moins 20 % des acheteurs en ligne déclarent posséder une solution de ce type, contre 15 % en 2025.
L’étude s’est également intéressée cette année au « Click to Pay », une solution sécurisée permettant de payer en ligne plus rapidement sans devoir réencoder ses données de paiement à chaque achat.
À ce stade, cette technologie commence à gagner en visibilité auprès des consommateurs : 16 % d’entre eux déclarent en avoir déjà entendu parler sans l’utiliser, tandis que 11 % l’ont déjà utilisée. Une majorité d’acheteurs en ligne (65 %) déclare toutefois ne jamais en avoir entendu parler.
Les jeunes générations apparaissent toutefois plus familières avec cette solution : parmi les 16-24 ans, près d’un quart (24 %) déclarent avoir déjà utilisé « Click to Pay ».
Les cryptomonnaies restent un sujet bien connu du grand public, même si leur adoption demeure limitée. En 2026, 15 % des personnes interrogées déclarent détenir des cryptomonnaies, un chiffre qui reste stable par rapport aux années précédentes.
La détention de cryptomonnaies reste plus élevée chez les jeunes adultes. En 2026, 25 % des 16-24 ans déclarent en détenir, tandis que la proportion recule chez les 25-34 ans, passant de 37 % en 2025 à 24 % en 2026.
L’investissement reste de loin la principale motivation évoquée par les détenteurs de cryptomonnaies (37 %), devant l’intérêt pour les nouvelles technologies (36 %). À l’inverse, l’utilisation des cryptomonnaies comme moyen de paiement est moins souvent mentionnée qu’auparavant (29 % contre 38 % en 2025).
Depuis plusieurs années, Febelfin, Bancontact Company, Mastercard, Visa et Worldline portent l’initiative du Digital Payment Day, le 1er juillet, afin de dresser un aperçu de l’évolution des habitudes de paiement en Belgique et des usages liés aux paiements numériques. Les paiements électroniques s’intègrent ainsi de plus en plus dans le quotidien des consommateurs, qui souhaitent pouvoir payer de manière simple, rapide et fluide dans toutes les situations. Depuis 2022, les commerces et professions libérales sont par ailleurs tenus d’accepter au moins un moyen de paiement électronique, en complément du cash.
Lorsqu’un paiement électronique n’est malgré tout pas disponible, les consommateurs renoncent aujourd’hui moins souvent à leur achat qu’auparavant : 11 % d’entre eux déclarent avoir déjà annulé un achat dans une telle situation en 2026, contre 15 % en 2025. Une tendance qui peut notamment s’expliquer par le fait que de plus en plus de commerçants proposent aujourd’hui plusieurs solutions de paiement électroniques aux consommateurs.
Le Baromètre des Paiements Numériques compile les résultats d’une enquête menée par la Vrije Universiteit Brussel sur les tendances dans le domaine des paiements en Belgique. Cette recherche a été menée au sein du département d'Économie appliquée par le Dr. Leo Van Hove, Professeur d'Économie monétaire et la Dr. Ellen Van Droogenbroeck, Professeure en Statistiques. Au cours du mois de mars de cette année, un échantillon représentatif de 1 112 personnes a été interrogé en ligne et par téléphone sur ses habitudes et préférences en matière de paiements. Les résultats permettent de mettre en lumière les comportements dans le domaine des paiements et de retracer l'évolution des paiements numériques. Le Baromètre a été lancé en 2020 et les premiers résultats ont été publiés en 2021.