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Le mois de février est celui du secteur de la construction avec son salon annuel « Batibouw ». A cette occasion, Febelfin s’est penché de plus près sur le crédit à la consommation utilisé à des fins de rénovation en 2025. L'an dernier, près de 76.000 crédits à la consommation ont été accordés en vue de réaliser des investissements écoénergétiques ou des rénovations. Cela représente, en nombre, une hausse de 6,4% et 15,3%, en montant, par rapport à l’année 2024.
Au total, un peu moins de 76.000 nouveaux crédits à la consommation ont été souscrits pour la rénovation en 2025. Il s'agit d'une part de crédits destinés à financer des travaux de rénovation générale et d'autre part, des investissements dans des mesures visant des économies d'énergie. Les prêts hypothécaires pour l'achat et/ou la rénovation d'un logement ne sont pas inclus dans ces chiffres.
Le crédit à la consommation pour les rénovations a donc connu, en 2025, une hausse de 6,4% après 2 années en baisse. Le crédit à la consommation pour des rénovations autres a augmenté, en nombre, +5,4% et, en montant, +14,5% par rapport à 2024. En ce qui concerne les crédits pour des investissements écoénergétiques, comme l'installation d'une pompe à chaleur, de panneaux solaires ou d'une isolation supplémentaire, nous constatons également une hausse, en nombre, de 7,8% et 16,2%, en nombre, par rapport à 2024.
Le retour de la croissance pour les crédits à but rénovation, et plus particulièrement pour ceux liés à l’économie d’énergie, constitue un signal encourageant pour la rénovation du parc immobilier en Belgique. Néanmoins, les quelque 33.000 crédits octroyés en 2025 pour des travaux d’économie d’énergie restent encore loin du niveau exceptionnel atteint en 2022, lorsque plus de 61.000 crédits avaient été accordés au plus fort de la crise énergétique.
En 2025, les crédits à la consommation destinés à l’achat de véhicules d’occasion confirment leur position dominante pour la quatrième année consécutive. Pas moins de 133.000 crédits ont été accordés pour des véhicules d’occasion, contre 122.500 pour des véhicules neufs. Cette tendance s’accompagne d’une hausse de 0,5 % en nombre et de 3,7 % en montant des crédits pour véhicules d’occasion.
Du côté des véhicules neufs, la dynamique reste également positive, avec une croissance de 4,7 % en nombre et de 10,1 % en montant des crédits octroyés en 2025.
En matière de mobilité durable, la part de véhicules « verts » financés continue de progresser. En 2025, 9.600 crédits ont été octroyés pour l’achat d’un véhicule neuf émettant moins de 50 g de CO₂/km, tandis que 4.000 crédits ont été accordés pour des véhicules d’occasion respectant les mêmes normes d’émission.
" La normalisation des prix de l’énergie avait, dans un premier temps, apaisé les inquiétudes et freiné l’intérêt pour les crédits liés à l’économie d’énergie. L’arrêt, la suspension ou la révision de plusieurs dispositifs de primes a également pesé sur l’activité de rénovation, en particulier sur les projets écoénergétiques. Aujourd’hui, les tensions géopolitiques internationales et la révision de la taxation du gaz, qui se répercutent négativement sur la facture des ménages, pourraient raviver l’attrait pour ce type de travaux — pour autant que les Régions puissent maintenir ou réactiver des incitants financiers suffisants pour soutenir les consommateurs. Le coût toujours élevé des véhicules “verts” reste un frein majeur pour les consommateurs, qui hésitent à s’engager dans cet investissement. À cela s’ajoute un réseau de bornes de recharge encore trop limité : les grandes villes sont relativement bien équipées, mais dès qu’on en sort, l’accès devient compliqué. Si l’on veut réellement accélérer l’adoption des véhicules électriques, il est urgent que les autorités régionales et locales élargissent massivement l’infrastructure de recharge et réintroduisent des incitants financiers ambitieux. Sans ce soutien, la transition ne décollera pas."
Ivo Van Bulck, Director Retail Credit & Savings bij Febelfin