Febelfin et la FEB appellent la Belgique, et par extension tous les membres du Conseil européen, à s’employer résolument à mettre en place une Union de l’épargne et de l’investissement (UEI), telle que proposée dans le rapport Draghi.
L’achèvement rapide de l’UEI nécessite la mise en œuvre de mesures déjà convenues visant à améliorer l’accès aux marchés de capitaux. Parallèlement, une révision des exigences de fonds propres et une simplification du cadre réglementaire sont indispensables pour préserver la compétitivité des banques européennes et renforcer le financement de l’économie européenne. L’Europe se trouve en effet à l’aube d’une transformation fondamentale et essentielle, faute de quoi notre identité et notre autonomie seraient mises en péril. Cette mutation s’accompagne de besoins d’investissement considérables : ils sont estimés à 1 200 milliards d’euros par an, défense et sécurité comprises.
La mobilisation du capital privé est cruciale et concerne l’ensemble du secteur financier, pas uniquement les banques ou les marchés de capitaux. Ce n’est qu’en renforçant l’ensemble de l’écosystème que nous pourrons garantir à chaque entreprise un accès simple au financement adéquat, et permettre à chaque investisseur de tirer parti de l’Union de l’épargne et de l’investissement (UEI). Des écosystèmes financiers performants et des marchés de capitaux dynamiques jouent le rôle de catalyseur de la compétitivité européenne.
Nous demandons dès lors que la Belgique, au sein du Conseil :
Pour que l’Europe puisse réaliser ses objectifs stratégiques, il est essentiel que l’Union pour l’épargne et l’investissement soit instaurée immédiatement, de façon collective et avec détermination. En effet, seule une initiative rapide et cohérente permettra à l’Europe de satisfaire ses besoins en investissement, de maintenir sa compétitivité et d’assurer son indépendance stratégique.